Les aidants et le domicile : la nécessité d’un fin ajustement

Il y a beaucoup d’aidants avec des profils bien distincts : Ce n’est pas pareil de s’occuper d’une personne qui est atteinte d’une maladie chronique ou d’un jeune enfant qui a un handicap ; les aidants n’ont pas non plus le même lien à la personne aidée. Et malgré ces distinctions de profils, les besoins des aidants sont très semblables. Les questions autour du domicile y tiennent une place majeure.

Un des constats forts de l’enquête menée par DOMPLUS est la stabilité au niveau des besoins. Parmi ces constantes, on retrouve :

  • Pour 50% les aides à domicile ;
  • Presqu’un tiers autour de l’organisation de vie à son domicile, ou au domicile de la personne aidée. Comment garder à la fois mes enfants et m’occuper de ma mère souffrant d’Alzheimer, par exemple;
  • Et plus d’un quart autour de l’habitat lui-même, l’aménagement du domicile voire le déménagement ;

L’importance du domicile, ce lieu où l’on vient se ressourcer, mériterait une attention particulière. Les actions de soutien aux aidants peuvent involontairement aller à l’encontre de la préservation de l’intégrité de la personne dans son intimité.

Beaucoup d’aidants sont amenés à en faire trop. C’est un des risques majeurs de l’endossement de ce rôle : se perdre, ne plus agir pour soi, et finalement ne plus conserver sa propre image en se mettant trop au service de la personne aidée.

Arnaud Vallin : les aidants et le domicile

Arnaud Vallin est Directeur usages et marketing social chez DOMPLUS. En janvier 2016, DOMPLUS publiait une étude sur un échantillon de 5 500 aidants effectuant des démarches auprès de leurs organismes de couverture sociale, de santé ou de prévoyance .

A lire également : Etude DOMPLUS sur les aidants, la nécessité d’une démarche préventive

Vous avez aimé cet article ? Partagez le !