Solution privilégiée des ménages pour concrétiser un projet de vie, le crédit, s’il est mal choisi ou mal utilisé, peut créer des difficultés de remboursement et constituer un risque de précarité financière. Pour prévenir et enrayer ce mauvais endettement, l’accompagnement des personnes est primordial.
Un crédit mal choisi peut mener au malendettement
Rien d’étonnant à être endetté : selon l’Observatoire des crédits au ménage , près de 50% des ménages français ont au moins un crédit en cours. Pour l’essentiel d’entre eux, le remboursement des créances est supportable, mais près de 14% considèrent le montant des dettes trop élevé. Cela peut être le signe d’un malendettement, c’est-à-dire d’une utilisation mal adaptée du crédit, en regard de la situation des personnes.
Alors que le bon endettement permet de concrétiser un projet, par exemple l’emprunt en vue d’accéder à la propriété, le mauvais endettement creuse un gouffre financier. Ce peut être le cas quand un ménage confronté à une insuffisance des ressources choisit des produits bancaires inadaptés, ou encore quand le crédit est utilisé pour maintenir le pouvoir d’achat.
La spirale du surendettement
Ce mauvais endettement peut aller jusqu’à induire un risque d’exclusion économique et sociale : on peut parler de surendettement quand les ménages endettés se retrouvent durablement dans l’incapacité d’équilibrer leur budget, et de régler leurs charges courantes (logement, électricité, courses etc.).
L’origine des situations de surendettement
Forme grave de malendettement définie dans le code de la consommation, le surendettement est souvent lié à une situation économique induite par une perte d’emploi, un divorce, l’invalidité, etc. Mais d’autres personnes tombent également dans la spirale du surendettement sans être confronté à un aléa de la vie : c’est le cas lorsqu’il y a multiplication des crédits, mauvaise gestion financière, logement trop onéreux, ou encore jeu compulsif.
L’accompagnement : une responsabilité sociale
L’endettement moyen des personnes surendettées est de 45 227€
70 % des crédits non remboursés sont des crédits renouvelables
Le mauvais endettement résulte d’une carence en matière d’éducation bancaire chez des consommateurs manquant de repères sur la nature des crédits, ou sur la gestion de leur budget. Mais il est également lié à la responsabilité des vendeurs et préteurs qui doivent se coordonner pour proposer un crédit plus éthique et responsable.
La prévention du mauvais endettement passe en tous cas par un accompagnement des personnes, comme l’a exprimé le médiateur de la république Jean-Paul Delevoye : «les acteurs institutionnels, professionnels et associatifs devraient s’attacher à l’éducation à la gestion de son budget et à l’accompagnement social des personnes endettées ».
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Sources : 23ème rapport annuel de l’observatoire des crédits au ménage du 25 janvier 2011 ; Rapport CRESUS 2009
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